Samedi 27 mars 2010
ptr
dès 21h
16.-/8.- (membres PTR)
THE OCEAN(all)ambient soundtrack doomrockNebra(ch/ge)métal instrumental massif et épique composé d'harmonies guerrières, jaillissant des murs de guitares bâtis sur les fondations bétonnées d'une section rythmique à fendre le crâne.Zwegh(ch/ge)Rock Inclassabledj LORD OF LOS FELIZ(ch/ge)70's & stoner rock

prélocations: www.petzi.ch – SOUNDS 8 avenue du Mail 1205 Genève 022 328 14 11

Cinq silhouettes se secouant frénétiquement devant un light show synchro avec les moindres variations musicales, des vidéos et une orchestration dense et épique. Autant d’éléments qui placent The OCEAN au-delà des performances habituellement livrées par les autres acteurs de la scène metal actuelle.
C’est en 2000 que Robin Staps, peut-être lassé de ses précédents projets, se dirige vers Berlin pour essayer de concrétiser une idée qui lui tient à cœur. A l’instar de ce qu’avaient impulsé les membres de Neurosis avec Tribes Of Neurot, il veut créer un collectif artistique, afin de trouver les artistes qui lui correspondent et ainsi pouvoir mettre à profit toutes ses idées. Avec l’arrivée de ses premiers compères, le guitariste loue les caves d’une ancienne usine d’aluminium datant de la seconde guerre mondiale au coeur du quartier de Kreutzberg. Ils y installent un vaste complexe incluant studio d’enregistrement et sleepings où plusieurs membres du groupes vont passer le plus clair de leurs années à venir. Surnommée Oceanland, à cause de sa taille, la nouvelle antre du groupe lui transmet donc son nom : The Ocean. Il est vain d’essayer de se remémorer toute les personnes qui ont un jour contribué au projet, elle doivent être au nombre de 30 ou 40, incluant autant des musiciens classiques que rock, et personne n’arrive à se souvenir de chacune d’entre elles. Certaines sont mortes, certaines se sont reclues dans un alccolisme esseulé, d’autres doivent probablement être encore en vie mais ont disparu de manière subite et mystérieuse, parfois même en pleine tournée.
Après deux démos auto produites et quelques concerts, l’entité signe sur le label Make My Day Records qui lui permet de sortir son premier disque, Fogdiver, qui reçoit un très bon accueil, mais ne dépasse pas les frontières allemandes. Ce disque permet au collectif de roder ses performances scéniques avant de sortir un deuxième disque Fluxion, dans un style lorgnant du côté d’un post-hardcore menaçant et énergique aux ambiances travaillées, qui vaudront à la formation des comparaisons avec Neurosis, Isis, ou Breach notamment.
En 2005 sont édités Aeolian et un split cd avec Burst, sur le nouveau label du groupe, Metal Blade Records, dans un style nettement plus énervé et metal hardcore plus standard. En avril 2008 The Ocean embarque pour une longue tournée européenne et nord-américaine avec des groupes comme Intronaut, Opeth, et At The Gates. Mars et septembre 2010 devraient voir successivement les sorties de deux nouveaux albums jumeaux Heliocentric et Anthropocentric que le groupe viendra nous présenter le 27 de ce mois.

NEBRA. La pochette de leur EP désigné par Seldon Hunt (graphiste ayant officié pour Isis, Neurosis, Kid 606) représente une Voie lactée tachée de petites comètes éparses. Spatial et nébuleux, à l’image de leur artwork, Nebra est né de chocs d’astéroïdes, d’attirance vers les trous noirs et de l’infini stellaire terrifiant. Dense, terriblement chargé, aucun répit ne sera donné à l’auditeur projeté dans un univers magmatique proche de celui de Knut ou de Celeste.Les deux guitares sont épaulées par une lourde basse, formant un méandre adipeux, le son nous prend à la gorge, bouche nos sinus, glace les artères et nous pénètre par la trachée pour mieux parvenir à nous asphyxier. Un jeu de scène statique où le mélodique n’a pas sa place, la planète de Nebra ne possède ni forêt, ni eau, tout est aridité, précipice abrupt et volcan en activité.Après 45 minutes de convulsion orgasmique due à cette injection de cyanure, les Suisses nous rendent notre âme kidnappée et la possibilité de pouvoir de nouveau éprouver des sentiments optimistes. Une énorme claque. (In Baroness + Nebra à la Maroquinerie par Melchior Tersen, le 26.01.10)

Conçu initialement comme un groupe de jazz pour salles de rock, ZWEGH fonctionne dès ses débuts comme un laboratoire ouvert sur l’hybridation musicale dont la formule actuelle propose une version efficace. Construite à partir d’ambiances variées et d’un jeu sur les ruptures, la musique du groupe genevois alterne riffs lourds, tendus et plages atmosphériques ouvertes.
Intitulé « 2 », leur tout nouvel opus sorti sur le mythique label genevois Urgence Disk marque la conversion du groupe genevois aux canons esthétiques du rock dont il offre une vision polymorphe qui plonge l’auditeur dans un univers contrasté.